Il faut croire qu'avec un nom de dot com, Jean-Louis Borloo, ministre désigné plâtrier de la fracture sociale et délégué réparateur d'ascenseur social en panne, ne pouvait éviter le piège de la creuse bulle spéculative à coup de milliards virtuels.
Si pourtant je pense qu'il pose les bonnes questions et fonde son projet sur des éléments fondamentaux comme notamment celui du logement, je n'en suis pas moins convaincu qu'il s'est fait rouler dans la raffarine : annoncer 13 milliards pour dans 5 ans, c'est pas un plan quinquennal déguisé, c'est une promesse à la Messier.
C'est pourtant bien d'une visibilité sur l'avenir dont le pays a besoin et l'idée d'un plan progressif et à moyen terme est certainement une pertinente solution pour envisager le futur sous des auspices meilleurs (et pas que les hospices d'ailleurs, les maisons de retraite aussi, et climatisées s'il vous plait).
Puisse un tel plan démarrer vraiment, aussi simpliste soit-il. Le XXième siècle n'a pas produit que des guerres et la misère a parfois été repoussée sur la base de piliers aussi évidents que ceux du travail et du logement. Comme en d'autres temps plus anciens encore le peuple réclamait du pain. Il n'est pas d'efforts démocrates qui soient vains.