Dommage collatéral rafraîchissant d'un débat référendaire enflammé, l'information est d'importance mais serait presque passé inaperçue si mon petit doigt ne l'avait pas ramassée, au détour d'un trottoir mal moto-décrotté :
Jean-Paul II, l'ex-pape tant pleuré des bigots cathos en mal d'idoles, a été empaillé, taxidermisé, si si, discrètement, il y a quelques semaines, par une équipe polonaise de spécialistes en reliques religieuses du Vatrican.
Au début il était juste question de le vendre par petits bouts aux enchères sur Internet, modernité oblige, mais finalement ils se sont décidé à le garder en un seul morceau, après l'avoir dans un premier temps soigneusement congelé. Le milliardaire américain Bill Gates aurait fait savoir qu'il souhaitait acquérir la relique, mais n'a finalement obtenu que la propriété des droits sur son image, pour un montant tenu secret mais qui comporterait, selon des sources bien informées, plusieurs zéros. Ces mêmes sources ne précisent pas si la question du clonage a été évoquée, mais certains prétendent avoir aperçu une délégation chinoise aller et venir au Vatrican ces derniers jours sans qu'aucune information officielle n'ait été prononcée au sujet de ces visites. Les services secrets turcs et anglais n'ont pas commenté.